Archives

Archives

N°12 - Janvier 2007
Choisissez un numéro :


La CEVPU en mouvement

Entretien avec François Laurin
Président de la Conférence des étudiants vice-président d’université

Le Mensuel de l’Université : Le 19 novembre dernier, l’assemblée générale de la CEVPU vous a élu à la présidence. Quels projets et quelles ambitions avez-vous défendu devant elle ?

LMU : La Conférence nationale des Etudiants Vice-Présidents d’Université (CEVPU) est une structure particulière dans le paysage de l’enseignement supérieur français. Elaborer un programme pour elle ne pouvait consister, à mon sens et dans un premier temps, qu’à revenir aux objets fondamentaux de notre association : la mutualisation et l’expertise. La nouvelle équipe souhaite avant tout rénover et relancer ces deux activités principales, grâce notamment à l’organisation de rencontres associant plus systématiquement intervenants reconnus et de qualité et espaces de discussions approfondies sur des sujets touchant à la gouvernance des universités ou plus spécifiquement à la vie étudiante. La reprise très prochaine de la publication d’expertises permettra également d’apporter un point de vue original sur des questions allant des PRES aux mutations du FSDIE. De plus, et alors que la CEVPU est désormais bien installée dans ses fonctions, il devient désormais primordial d’établir des relations plus étroites avec d’autres structures de mutualisation, au premier rang desquelles la CPU.

LMU : Pouvez-vous nous expliquer, dans ses grandes lignes, votre parcours jusqu’à la présidence de la CEVPU ? Pourquoi cette implication, et quel sens lui donnez-vous ?

J’ai tout d’abord commencé à travailler, en tant que chargé de mission, avec le Vice-président en charge de la vie étudiante de l’Université Robert Schuman. Quelques mois plus tard, et après avoir été élu au CA de l’Université Robert Schuman (URS), en février 2006, j’ai été présenté par la Présidente de l’URS, Florence Benoît-Rohmer, au suffrage du Congrès de l’Université pour être élu à la Vice-présidence. Ayant déjà participé à diverses reprise à des rencontres de la CEVPU, j’en suis devenu le VP en charge de la zone Nord-est au début de l’été. Lors de l’Assemblée Générale de novembre j’ai ensuite présenté ma candidature à la présidence de la CEVPU, accompagné d’une Commission Permanente composée d’une quinzaine de membres.

Notre implication à tous s’explique tout d’abord par la volonté d’apporter aux étudiants assumant des fonctions de vice-président d’université les outils et les informations nécessaires et spécifiques à leur position. Un étudiant vice-président est souvent dans une situation particulière et sans véritable équivalent au local, puisqu’étant à la fois étudiant et participant à la gouvernance de l’université. La CEVPU trouve ici son sens principal, puisqu’elle est le seul lieu d’échange entre personnes assumant de telles responsabilités.

LMU : Les élections étudiantes sont souvent caractérisées par un très faible taux de participation. En tant qu’élu, comment analysez-vous cet état de fait ? Faut-il en conclure que les syndicats étudiants sont déconnectés des réalités étudiantes ? Quelles solutions permettraient de remédier, ou tout du moins de limiter l’ampleur de ce phénomène ?

Il est difficile d’analyser les faibles taux de participation qui marquent traditionnellement les élections étudiantes. On peut penser que dans de nombreux cas il s’agit d’un désintérêt des étudiants, certainement parce qu’ils ne perçoivent pas les enjeux de ces élections. Dans d’autres cas, on remarque la présence d’une seule liste candidate lors des élections, ce qui est fréquent lors des élections en conseil d’UFR et qui n’incite pas non plus à une forte participation. Pour autant, dans ce dernier cas on peut remarquer que s’il n’y a qu’une liste c’est que les étudiants eux-mêmes l’acceptent, ce qui ne permet donc pas forcément de conclure à un désintérêt pour ces questions. Je ne suis pas certain que les syndicats et les autres organisations représentatives soient forcément déconnectés des réalités étudiantes.

A Strasbourg, où près d’un tiers des étudiants votent lors des élections en conseils centraux d’université (le record national), il semble que le travail de sensibilisation des différentes listes ainsi que des universités par le biais notamment des Bureaux de la Vie Etudiante porte ses fruits. Il est également à remarquer que les listes ayant remporté des sièges continuent à informer tout au long de leur mandat sur l’actualité des conseils et sur les avancées obtenues. Cela montre bien qu’augmenter la participation aux élections étudiantes ne peut se faire uniquement au moyen d’une campagne ponctuelle tous les deux ans.

© 2005-2008 Le Mensuel de l'Université - association loi 1901 - Crédits